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Carine Bécart, « Le diplôme de l’ifp m’a permis de réfléchir au métier de journaliste »

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photo de carine becard

Entretien avec Carine Bécard, journaliste et ancienne étudiante de l'IFP

Quel souvenir gardez-vous de l’IFP ?

Fabuleux. Le diplôme de l’IFP m’a permis de réfléchir sur le métier de journaliste. J’ai apprécié les cours de déontologie, d’économie et de droit avec Diane de Bellescize. J’ai aussi trouvé le cours de Monsieur Rieffel passionnant. Mes camarades de promotion étaient plus jeunes et moins matures que moi, car j’avais déjà travaillé comme journaliste en Martinique avant de passer le concours. Mais je me suis beaucoup amusée, j’ai refait de la télévision, de la radio, j’ai appris le montage sur bande. Je n’ai pas trouvé cela épuisant, alors que le monde du travail est très fatiguant, de par sa pression constante. Au final l’IFP m’a servi à remettre le pied à l’étrier en retrouvant la métropole.

 

Quel a été votre parcours par la suite ? 

A la sortie de l’école, en mars 2001, j’ai travaillé pour le service économie de la radio BFM, tout en faisant des piges en parallèle. Puis j’ai entendu parler du planning Radio France. J’ai donc envoyé une cassette avec une lettre, et j’ai été prise en CDD chez France Bleu à Auxerre. Cela s’est bien passé, j’ai donc pu intégrer le planning pendant cinq ans. J’ai passé dix mois en locale, avant d’être présentatrice à France Info pendant quatre ans. Il y a trois ans et demi j’ai été titularisée à France Bleu Champagne à Reims, comme présentatrice de la matinale. Mais mon rêve absolu a toujours été de travailler pour France Inter… ce que j’ai réalisé en assurant un remplacement au service économie de la radio. C’est magique de travailler là…

 

Quels conseils donneriez-vous aux promotions actuelles de l’IFP ? 

D’aimer le journalisme follement, de ne vivre que pour ça. Sinon on n’arrive pas à tenir. Il faut que ce soit ancré très profondément, que ce soit une passion viscérale. Il faut avoir une curiosité complètement dingue, savoir se faire repérer, avoir une demi-seconde d’avance sur l’actualité. Il faut aussi savoir faire des compromis. Reconnaître que l’on est hyper chanceux, de pouvoir aller dans des endroits où tout le monde rêve d’aller. Le journalisme c’est aussi travailler en sachant qu’on ne plaît pas à tout le monde. Dernier conseil : connaître son objectif de qualité, et accepter de se battre.

 

Propos recueillis par Alexandre Barbe

Master Professionnel de Journalisme promotion 2008-2010